Le jeu vidéo est-il condamné à suivre les traces du cinéma ? C’est peut-être un peu tôt pour l’affirmer, mais on serait tenté de le croire au vu de la crise de créativité que traversent les deux industries en ce moment. Adaptations, remakes, reboots et suites sont devenus les maîtres mots, la faute à des investissements financiers de plus en plus lourds qui conduisent les financiers à se rabattre sur des IP pré-existantes afin de s’assurer un public censément déjà acquis. Dans un tel contexte, où originalité et innovation se réduisent de plus en plus à peau de chagrin, le travail d’un éditeur comme Atlus apparait comme encore plus précieux qu’il ne l’est à la base. Plébiscité par les aficionados de RPG pour sa longue série des SHIN MEGAMI TENSEI et ses dérivés (dont les PERSONA), l’éditeur japonais s’est également distingué récemment par son audace et sa capacité à prendre des risques, notamment en traduisant et distribuant en Occident des titres plus difficiles d’accès que la moyenne, démarche souvent couronnée de succès (on se souviendra ainsi que c’est lui qui choisit de sortir DEMON’S SOULS après que Sony, éditeur originel du jeu, ait choisi de ne pas le localiser). On ne pouvait dès lors qu’être curieux au sujet de CATHERINE, premier jeu next-gen développé par l’équipe habituellement en charge des PERSONA, qui s’annonçait comme un titre clairement atypique. L’arrivée du jeu sur nos terres, plusieurs mois après le Japon et les États-Unis, nous donne enfin l’occasion de vous en causer plus en détails. Et comme on va le voir, CATHERINE mérite qu’on lui accorde toute son attention. … Lire la suite
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